Pourquoi Jarnioux ? Son nom d’origine Jarniacum , sans doute dérivé du latin Giernoscus (domaine du gaulois Gernios ), a été successivement transformé en Jarniout, Jarniot, Gerniost, Jarnioz, Jarnieux…
Jusqu’à la Révolution, le village fait partie de la Seigneurie de Jarnioux , de laquelle dépendent Ville (qui était paroisse), Grave, les fiefs de la Garde et de la Place.
Le Château, dont les origines remontent sans doute au XIIIe siècle, est d’abord la propriété de la famille de Gléteins, puis reste en indivision entre les familles Rabutin, Juys, Proprières … jusqu’en 1560 où le château est vendu à la famille Henry, originaire de Lyon, qui le transmet à ses descendants Ménardeau puis Lostanges, Jusqu’en 1771 où le château est vendu à M. Sahuc de Planhol, qui le cède rapidement à son gendre Gabriel de Clavière. Depuis cette époque, et aussi aujourd’hui, la famille de Clavière possède le château de Jarnioux.
Lors de la Constitution des communes en 1790, Jarnioux devient une section de Ville sur Jarnioux, jusqu’en 1869, où un homme opiniâtre décide de faire de Jarnioux une commune.
Il s’agit de Auguste-Véran Guinon né à Liergues en 1817, et conseiller municipal de Ville sur Jarnioux, qui achète d’abord en 1856, quinze hectares de terrains communaux, puis 5 hectares en 1858 pour y construire son habitation, le château de Bois-Franc, achevé en 1864. Il érige enfin Jarnioux en commune en 1869, dotant le village de bâtiments solennels : le lavoir, la mairie-école puis l’église. Il a fait fortune en créant une usine de produits chimiques à St Fons près de Lyon, où il produit de l’acide picrique, très utilisé dans la soierie, ainsi qu’un explosif la mélinite. Ses produits se vendent énormément au Japon.
Le premier recensement en 1872, tel qu’il nous est parvenu...
« Jarnioux comptait alors 615 habitants dont aucun étranger, un protestant, 145 personnes ne savaient ni lire ni écrire , 13 veufs, 36 veuves . 414 personnes vivaient de l’agriculture. Le cheptel était composé de 13 chevaux, 2 mulets, 1 âne, 120 bovins, 36 moutons, 105 chèvres, 636 poules, 6 canards, 2 oies, 1 dinde. Un habitant s’appelait même Jarnieux.
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La légende des Chats
En un temps très ancien, un personnage original, Louis Burgé vivait à Jarnioux. Il s’occupait par passion, de tous les chats des environs. Cet amour immodéré pour les chats dérangeait la plupart des habitants, qui soupçonnaient volontiers ce pauvre homme de sorcellerie. Un jour où Louis était absent, les villageois pendirent tous ses chats et saccagèrent sa maison. Le vieux Louis en ressentit une telle souffrance qu’une fée, très amoureuse aussi des chats, punit les habitants de leur méchanceté en les transformant en d’adorables chatons. Pendant huit jours et huit nuits, les minous durent quémander du lait auprès du vieil original.
C’est pourquoi les habitants de Jarnioux sont surnommés les chats. |
A voir : ECOBEAUVAL Association des mémoires locales